Jean-Élie WEINMANN

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Surnommé Johann

Jean Élie WEINMANN fut surveillant à l'École Normale d'Instituteurs d'Arras de 1960 à 1962.

Il fut élève-maître de notre école de 1954 à 1958.

 

 

Pierre LAMPIN (54-58):

    Dans notre promo nous l' appelions "Johann", mais son vrai prénom était "Jean Élie". Il fut un peu notre "Grand Meaulne". Je l' ai photographié ici (par surprise) dans son cher Wanquetin qu' a si bien raconté MEXANDEAU.

    La famille WEINMANN vivait dans l' ancienne maison de la mère de MEXANDEAU (*), "rue d' Enfer". Ici nous sommes un peu plus loin, dans le chemin qui mène à la "ferme de Jérusalem"!... ça ne s' invente pas.

 

    (*) Dans "Nous, nous ne verrons pas la fin"

 

François CHOJNACKY:  

     2006, l'ombre de Fidel Castro plane sur l'environnement politique ...

    Tout le monde se souvient de Jean-Élie WEINMANN. Un maintien du corps vertical, une démarche régulière et compensée, la moustache à la brosse, la pipe vissée dans un visage serein, des yeux ronds à l'expression loyale, un regard emprunt d'une grande patience pédagogique, il semblait s'être évadé d'une aventure de Blake et Mortimer (BD de Jacobs)    Son frère François, un peu plus gribouille, confirmait ces impressions de vie saine et de qualité éducationnelle. Il y avait une "patte" chez ces gens-là (*a).

    Le lundi 22 octobre 1962, vers les 21h30 sous la verrière des harangues matinales, J-E WEINMANN cristallisait des petits groupes qui entamaient leur processus de parcours "salle d'études - casiers à godasses - dortoirs chaleureux". J'eus le privilège d'intégrer un petit groupe d'auditeurs. Avec une conviction de prophète et un calme de crédibilité absolue, J-E.WEINMANN nous informait de l'intervention de J.F.K à la TV américaine sur la crise des missiles de Cuba (*b). La densité "tranquille" de ses propos suscitait naturellement une inquiétude sur l'équilibre mondial et une crainte de l'émiettement des valeurs humanitaires telles que l'on pouvait les définir classiquement.

    Il y avait un autre monde, celui suggéré par WEINMANN, en décalage complet avec le périmètre de notre vie opérationnelle quotidienne qui nous assurait la certitude permanente du bien et du mal. Notre règlement intérieur et nos normes de vie apparaissaient un peu "bizarres" d'un seul coup, peut-être y avait-il une différence de profondeur de champ entre l'extérieur et notre intérieur, peut-être que c'était pas le sujet de notre formation, peut-être qu'une fois que les dortoirs soient propres le matin et que la cravate ne soit pas trop desserrée, le tour était joué ??? Allez savoir ...

    J-E WEINMANN avait fortement modifié notre optique, parce que c'était un pion, parce que c'était pas un con et parce qu'on en a beaucoup parlé dans les dortoirs ensuite. C'était une soirée, lumières éteintes, sans railleries ni quolibets, sans jets de polochons ni attaques saugrenues, une soirée de mecs en lévitation sur le monde des idées ...

     1962, l'ombre de Fidel Castro plane sur l'environnement politique ...

 

(*a) : Pierre LAMPIN et J-E WEINMANN étaient très proches : la qualité n'est pas une improvisation de la vie.

(*b) : sujet évoqué par Bismark (alias Michel CUCHEVAL) à propos d'une de ses colles.

 

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Vignettes Commentaires Source taille de la photo

Jean Élie WEINMANN photographié par Pierre LAMPIN en 1956

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Pierre LAMPIN (54 - 58): "Le grand et le petit", dans les remparts, en 1956

de G à D:
- MEYER M
- WEINMANN Jean-Elie

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Pierre LAMPIN (54 - 58):

Notre Maître ès chansons paillardes Yves HERBIN, dit Filasse , dirigeant le choeur des pions un soir de beuverie dans notre piaule du dortoir B.

1960_1961_pion_paillardes.txt

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Pierre LAMPIN (54 - 58):

"Je fais ce portrait de Jean-Elie dans sa "piaule" du dortoir C."

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Jean Élie WEINMANN photographié par Pierre LAMPIN en juillet 1962 à Wanquetin 62123 P LAMPIN 52 Ko

 

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